lundi 3 février 2025

Reforme des retraites

 La réforme des retraites a été adoptée sans vote en 2023. 

Le 23 décembre 2024, le Premier ministre François Bayrou a publiquement annoncé son refus d’abroger ou de suspendre la réforme des retraites, imposée en 2023 par le recours à l’article 49.3 de la Constitution.

Fin décembre 2024, la ministre du Travail Astrid Panosyan-Bouvet a exprimé sa volonté de mettre en place des "aménagements justes et raisonnables" concernant cette réforme des retraites.

Mais que change concrètement cette réforme des retraites pour les salariés et les entreprises ? Quels impacts sur l’âge de départ, les dispositifs de fin de carrière, ou encore les conditions de travail ? Et surtout, comment les élus du CSE peuvent-ils accompagner au mieux les salarié·e·s face à ces évolutions ?

Découvrez dans cet article tout ce qu’il faut savoir pour comprendre les enjeux de cette réforme et anticiper ses conséquences.

Les grands changements introduits par la réforme des retraites 


Les récentes déclarations des membres du gouvernement sont l’occasion de revenir sur les principaux changements apportés par cette réforme, qui modifie en profondeur le paysage des retraites en France.

 

Âge de départ à la retraite, durée de cotisation et régimes spéciaux : ce qui change avec la réforme des retraites 

On parle de “réforme des retraites” pour désigner le processus par lequel un gouvernement modifie les règles qui régissent les systèmes de retraites d'un pays.

Cela peut inclure des changements dans l'âge de départ à la retraite, les conditions d'éligibilité, le montant des cotisations, ou encore le calcul des pensions. Ces réformes visent généralement à adapter le système de retraite aux évolutions démographiques, économiques et sociales.

La réforme des retraites adoptée en 2023 a été largement perçue comme imposée de manière autoritaire, notamment en raison de la méthode adoptée par le gouvernement : recours à l'article 49.3 pour éviter un vote parlementaire, dialogue limité avec les syndicats, et maintien de la réforme malgré une opposition massive de la population et des mobilisations sociales.

 

Ces tensions, auxquelles le gouvernement a tenté de répondre avec le pacte de la vie au travail, ont mis en lumière des préoccupations liées aux conditions de travail de nombreux salariés.

L'argument principal avancé par le gouvernement pour la réforme des retraites de 2023 est de garantir le financement du système de retraite face au vieillissement de la population.

Avant la réforme, les salariés ayant atteint  l’âge légal de 62 ans avaient droit au montant de retraite maximal, s’ils avaient travaillé une durée minimum obligatoire.

 

La réforme de 2023 introduit un relèvement progressif de l’âge légal de départ à la retraite, qui passe de 62 à 64 ans.

Ce changement s’applique depuis le 1er septembre 2023 et suit un rythme d’un trimestre supplémentaire par année de naissance. Par exemple, les personnes nées en 1962 pourront partir à 62 ans et 6 mois, celles nées en 1964 à 63 ans, et à partir de 1968, l’âge légal atteindra 64 ans

 

La réforme allonge également la durée de cotisation nécessaire pour bénéficier d’une retraite à taux plein. Cette durée passera progressivement à 43 ans en 2027. Un autre changement apporté par la réforme des retraites adoptée en 2023 est celui qui concerne les régimes spéciaux, ou plus précisément leur suppression.

 

Les régimes spéciaux suivants ont ainsi été supprimés par la réforme :

  • Régie autonome des transports parisiens (RATP)
  • Industries électriques et gazières (IEG) ;
  • Clercs et employés de notaires (CRPCEN) ;
  • Banque de France


L’avantage de ces régimes spéciaux pour les salariés ? Ils permettaient notamment de partir plus tôt à la retraite, sans être pénalisés sur le plan financier. Les métiers concernés par ces suppressions seront donc affiliés au régime de retraite classique, impliquant un relèvement de l’âge légal de départ à la retraite.

Face à l’impopularité de cette réforme des retraites, le gouvernement a précisé que des situations spécifiques permettraient un départ anticipé avant l’âge légal. Parmi elles figurent des critères comme l’invalidité, la pénibilité de certains emplois, ou encore les carrières longues, à condition de remplir des critères stricts de durée de cotisation.

Par exemple, le tableau ci-dessous présente les conditions de la retraite anticipée pour carrière longue :

Condition

Critères

Âge de début de carrière

Avoir commencé à travailler avant 16, 18, 20 ou 21 ans

Trimestres cotisés

Avoir un nombre déterminé de trimestres d'assurance retraite cotisés (tous régimes confondus)

Trimestres avant l'âge de début de carrière

Avoir un certain nombre de trimestres cotisés avant 16, 18, 20 ou 21 ans


L’
espace personnel Assurance Retraite, mis en place par le gouvernement, a pour but d’accompagner les salariés dans la préparation de leur retraite, en les informant sur leur âge de départ ou encore en leur délivrant leur relevé de carrière.

La complexité du système relatif aux départs à la retraite anticipés, ainsi que les conditions rigoureuses qu’il impose, peut générer de la confusion chez les futurs retraités.

 


Lire aussi : Retraite Loi "BORNE"


Impacts de la réforme des retraites sur les salariées, les carrières longues et les métiers pénibles

Les femmes sont plus pénalisées que les hommes par cette réforme des retraites.

Lorsqu'une salariée a un enfant, elle obtient des trimestres supplémentaires pour sa retraite. Cela permet de compenser le temps qu'elle a pu perdre en raison de la maternité et/ou de l'éducation des enfants

Concrètement, chaque enfant donne droit à 8 trimestres supplémentaires[1], soit 2 ans

Avant la réforme, ces 8 trimestres supplémentaires pouvaient permettre à une salariée avec enfant de partir à la retraite plus tôt, notamment à 62 ans, en ayant validé suffisamment de trimestres pour obtenir une retraite à taux plein

Avec la réforme de 2023, les salariés mères perdent l’avantage que leur conférait les trimestres acquis. Ce qui signifie que les trimestres “gagnés” grâce au travail domestique dédiés aux enfants ne permettent plus de partir avant l’âge de 64 ans..

Par ailleurs, bien que certains emplois reconnus pour leur pénibilité restent éligibles à des aménagements spécifiques, comme une retraite anticipée, de nombreux métiers ne sont toujours pas officiellement considérés comme pénibles.

Comme le savent de nombreux représentants du personnel, les critères retenus par la loi restent insuffisants pour définir précisément la pénibilité d’un métier.

Les salarié·e·s confronté·e·s à des carrières longues et à des métiers pénibles subissent une usure professionnelle accrue, ce qui lespénalise particulièrement dans le cadre de cette réforme des retraites, en raison de l'allongement de l'âge de départ à la retraite et de la difficulté à bénéficier de mesures adaptées à leur situation spécifique.

L’allongement de l’âge de départ à la retraite ainsi que la faible prise en compte de la pénibilité - et de la maternité - pour les pensions de retraite peuvent générer de nouvelles tensions et pressions sur les salariés. La réforme des retraites risque d'accroître les risques psychosociaux, notamment pour les salariés ayant des carrières longues non prises en compte par la réforme ou exerçant des métiers pénibles non reconnus comme tels.

Par ailleurs, la réforme de l'assurance chômage, en restreignant les conditions d'accès aux indemnités et leur durée, pourrait aggraver la précarité des seniors, déjà fragilisés par l'allongement de la durée de cotisation imposée par la réforme des retraites. 

Ces salariés, souvent confrontés à des difficultés de santé ou à des discriminations à l'embauche, risquent de se retrouver dans une situation de double vulnérabilité : une réduction de leurs droits au chômage et des perspectives d'emploi limitées. 

Face à cette précarisation accrue, les élus du CSE ont un rôle clé à jouer pour identifier les salariés en difficulté et mettre en place desmesures d'accompagnement adaptées.


Quels enjeux pour les entreprises et le dialogue social dans le cadre de la réforme des retraites ?

 

De nombreux économistes estiment qu’avec cette réforme, les salariés seniors ne travailleront pas jusqu’au nouvel âge légal de départ à la retraite[2], notamment pour des raisons de santé. Bien qu’ils prévoient qu’un grand nombre d’entre eux risquent de se retrouver au chômage, il est essentiel que les membres du CSE soient informés et préparés à gérer les répercussions de cette réforme sur les salariés.

Adaptation des politiques internes et gestion des fins de carrière face à la réforme des retraites

La réforme des retraites de 2023 impose, d’une certaine façon, une refonte des pratiques liées aux fins de carrièreEn tant qu’élus du CSE, votre rôle est déterminant pour accompagner ces changements, en collaboration étroite avec les RH.

 

Bon à savoir :

Cette coopération permet de concevoir des solutions justes, adaptées aux salariés, et équilibrées pour l’entreprise.

En collaboration avec les RH, les membres du CSE peuvent notamment jouer un rôle clé dans l’information et l’accompagnement des salariés. Il est essentiel de leur fournir des sources d’informations et outils clairs pour comprendre les impacts individuels de la réforme.

Bon à savoir :

En partenariat, vous pourriez organiser des réunions d’information, proposer des guides pratiques, ou encore des simulateurs de retraite pour aider les salariés à visualiser leur situation future.

Ensemble, vous pouvez également tenter de définir ou de proposer des mesures telles que la retraite progressive, le temps partiel senior, ou encore des aménagements de poste pour les salariés occupant des postes contraignants.

Les politiques de formation continue doivent également être au cœur des discussions pour garantir l’employabilité des seniors et leur permettre d’adapter leurs compétences aux besoins évolutifs de l’entreprise.

De la même façon, l’absence de discrimination des seniors dans les offres d’emploi et les processus de recrutement doit être une priorité. Le CSE peut sensibiliser la direction sur cet enjeu crucial et promouvoir des pratiques équitables.

Bon à savoir : 

Les données issues des systèmes RH (comme l’âge moyen des départs, le taux d’utilisation des dispositifs proposés) peuvent servir de base à uneanalyse conjointe. 

 

Vous pourriez également organiser des échanges réguliers avec les salariés pour recueillir leurs retours et ajuster les mesures si nécessaire. Ensemble, vous pouvez définir des indicateurs de performance pour évaluer l’efficacité des politiques adoptées.

Unir vos forces avec les RH peut aussi améliorer la qualité de vie au travail des salariés âgés. Vous pouvez contribuer à identifier et réduire les situations de pénibilité (via des actions sur l’ergonomie ou l’aménagement des horaires) et travailler sur des programmes de santé et bien-être spécifiques aux seniors !

Réforme des retraites : le rôle du CSE dans l’accompagnement des salariés

En plus des actions menées en collaboration avec les RH, le CSE dispose de leviers spécifiques pour accompagner les salariés subissant le report de l’âge légal de la retraite.

Le rôle du CSE  dans l’accompagnement des salariés face à la réforme des retraites de 2023 est essentiel, notamment pour répondre aux défis des salariés plus âgés et/ou ceux confrontés à l'usure professionnelle.

Les élus peuvent initier des démarches complémentaires, comme des échanges directs avec les salariés pour recueillir leurs préoccupationsEn réunion, le CSE peut aussi proposer des solutions adaptées aux réalités de l’entreprise et des salariés, tout en veillant à leur mise en œuvre et à leur suivi.

Concrètement, cet accompagnement des salariés plus âgés peut passer par des solutions de maintien dans l’emploi, commel’aménagement des postes ou des horaires flexibles adaptés à leur condition. 

Face à l'usure professionnelle, qui affecte particulièrement les métiers pénibles, le CSE peut agir de plusieurs manières. Il peut évidemment évaluer les risques professionnels en collaboration avec l'employeur, et proposer des actions correctives comme des améliorations ergonomiques ou des réductions de charges physiques.


[1] Ces trimestres peuvent être partagés avec le père, ce qui est très rarement fait en pratique, car ce sont majoritairement les femmes qui assument la charge principale de l’éducation des enfants et les conséquences sur leur carrière (INSEE).

[2] En France, en 2022, seul un tiers des personnes âgées de 60 à 64 ans travaillaient encore selon les chiffres de l’OCDE.

 

Bon à savoir :

Un suivi médical régulier peut être instauré en collaboration avec l’employeur pour surveiller la santé des salariés les plus âgés et/ou exposés.

Les élus CSE peuvent participer activement aux discussions avec l’employeur portant sur les fins de carrière, comme des dispositifs d’épargne retraite, des solutions de temps partiel, ou autres mesures spécifiques pour les seniors. 

À retenir

 

La réforme des retraites de 2023 relève l'âge légal de départ à la retraite à 64 ans pour obtenir une pension maximale, sous réserve d'avoir travaillé la durée minimale obligatoire, ce qui soulève des questions liées à l'usure professionnelle croissante des salariés.

Les changements induits par cette réforme révèlent également les difficultés rencontrées par les seniors, notamment en matière de santé, d’employabilité et de conditions de travail. La réforme des retraites pénalise davantage les femmes que les hommes.

Dans ce contexte, les membres du CSE ont un rôle crucial à jouer pour soutenir les salarié·e·s concernés. Le rôle des élus consiste à limiter au maximum l’usure professionnelle grâce à des mesures préventives adaptées et à accompagner les salariés dans la transition induite par la réforme des retraites, tout en veillant à préserver leurs droits et leur santé.

Fin décembre 2024, la ministre du Travail Astrid Panosyan-Bouvet a annoncé qu’elle comptait apporter d’autres éléments concernant l’usure professionnelle et les petites pensions féminines. Deux sujets qui concernent de près les membres du CSE, et pour lesquels nous ne manquerons pas de vous tenir informé·es  !

Bien que le Premier ministre François Bayrou ait fait part de son refus de suspendre ou de geler cette réforme des retraites, il a tout de même proposé une concertation de neuf mois avec les partenaires sociaux.  

Si aucun accord n'est atteint à l'issue de cette discussion, la réforme de 2023 restera en vigueur telle quelle.

Il semblerait que les partenaires sociaux attendent, quant à eux, un vote sur une réforme qui n’a jamais été votée.



Auteur : https://www.solutions-cse.org 

samedi 21 décembre 2024

CYCLONE CHIDO - MAYOTTE APPEL AUX DONS

 



CYCLONE CHIDO - MAYOTTE APPEL AUX DONS 

PUBLIÉ LE 20 DÉC. 2024
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Le cyclone Chido a durement frappé Mayotte les 14 et 15 décembre 2024, causant des destructions massives sur son chemin : les logements, souvent très fragiles, ont été emportés, l'aéroport a été gravement endommagé, tout comme la majorité des infrastructures routières et électriques. 

À ce jour le bilan s’élève à 21 morts et 1 418 blessés, dont 45 « en urgence absolue » selon un bilan toujours provisoire, les autorités parlent déjà de plusieurs centaines de personnes.  

Plus de 100 000 individus résidaient dans des bidonvilles désormais réduits à néant. Dans de nombreux cas, les habitants ont choisi de ne pas abandonner leurs maigres possessions et se retrouvent aujourd'hui ensevelis sous des débris de métal. 

Le bilan humain s'annonce particulièrement tragique ! Mayotte, un territoire déjà affecté par des difficultés sociales majeures, voit sa condition fortement aggravée par cette catastrophe, ce qui soulève des inquiétudes concernant l'apparition d'une crise humanitaire prolongée d'une ampleur inédite au sein d'un département français. 

Cette catastrophe constitue un rappel sévère des inégalités structurelles qui affectent l'île, caractérisée par des politiques publiques de plus en plus sécuritaires et xénophobes. 

La CGT et L’Avenir social lancent un appel urgent à la solidarité des organisations de la CGT, de leurs adhérents, des salariés avec le peuple de Mayotte. 

 

Dans l’immédiat, nous comptons sur une réponse massive à l’appel à la solidarité financière que nous lançons. 
Vous pouvez réaliser vos dons en précisant « CYCLONE CHIDO - MAYOTTE ». 
Par virement : 
IBAN FR76 4255 9100 0008 0035 9721 126 

Par chèque à l’ordre de L’AVENIR SOCIAL « CYCLONE CHIDO - MAYOTTE ». 
263, rue de Paris – case 419 – 93514 MONTREUIL cedex 

Un reçu sera envoyé à chaque donateur·trice individuel·le 
(66 % du montant des dons sont déductibles des impôts) 

mercredi 16 octobre 2024

Déclaration de la CGT : Budget 2025 : Les salarié·es et les retraité·es ne veulent plus payer !

 

Déclaration de la CGT : Budget 2025 : Les salarié·es et les retraité·es ne veulent plus payer !

Publié le 11 oct. 2024
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Le gouvernement de Michel Barnier a présenté ce jeudi son projet de loi de finances et son projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour l’année 2025. Comme annoncé, le gouvernement prévoit un effort de 60 milliards dont la plupart vont se faire sur le dos des salarié.es et des retraité.es.

Ce n'est pas aux salarié·es et retraité·es qu'il faut demander de payer l'addition

Dans la continuité du macronisme, ce sont les salarié·es et les retraité·es à qui l’on demande à nouveau de payer l'addition du déficit creusé depuis 7 ans au seul bénéfice des grandes entreprises, de leurs actionnaires et dirigeant·es.

Malgré l’affichage de la hausse des impôts pour les plus riches et pour les entreprises, la CGT dénonce des mesures cosmétiques qui servent d’écran de fumée pour cacher de nouvelles décisions austéritaires pour la vie des travailleurs et travailleuses.

PLF - des coupes dans nos services publics

Le gouvernement a dévoilé les différentes mesures régressives prévues pour atteindre 40 Mds d’économie. Alors que nos services publics sont à bout de souffle, le gouvernement décide à nouveau de les amputer en prévoyant notamment :

  • 5 milliards d’euros d’économies dans les collectivités territoriales,
  • Un solde de 2200 suppressions de postes dans la fonction publique qui masque un total de 4000 suppressions dans l’éducation nationale, alors qu’il en manque déjà, comme à l’hôpital, des milliers.
  • Le gel du point d'indice des fonctionnaires en 2024 et en 2025, alors que leurs salaires ont baissé de plus de 18% depuis 2010, et qu'1% d'augmentation du point d'indice (2 milliards) ne représente que 2% des aides publiques aux entreprises.

C’est une ligne rouge pour la CGT, qui alerte sur l’état déjà catastrophique de nos services publics

Des économies, il est possible d’en faire, il suffit de regarder du côté des aides publiques aux entreprises : chaque année ce sont 175 milliards d’aides publiques versées aux entreprises, un montant multiplié par 1,5 en 15 ans, sans ciblage, sans condition ni contrepartie, sans évaluation ni contrôle de leur efficacité, en termes d'emploi notamment. C’est un tiers du budget de l’État. 

PLFSS - des économies sur le dos de notre santé

Sur le PLFSS (projet de loi de finances de la Sécurité sociale), la CGT dénonce des mesures dont les salarié.es et les retraité.es vont être les premières victimes

Alors même que l’on dénombre en moyenne 5000 fermetures de lits d'hôpitaux par an depuis le COVID, et que l’accès au soin et à la santé est de plus en plus difficile et coûteux, le gouvernement s’attaque de plein fouet aux dépenses de Sécurité sociale en :

  • Baissant le taux de prise en charge des consultations médicales par l’Assurance Maladie de 70 à 60% alors que leur montant va augmenter.
  • Baissant le montant des indemnités journalières de Sécurité sociale.

La Sécurité sociale est un droit essentiel pour l’ensemble des travailleurs et travailleuses, y toucher c’est toucher aux droits à la santé et aux soins pour toutes et tous.

La CGT réaffirme sa ferme opposition au gel des pensions des retraité.es pendant 6 mois

Cette coupure représente 200 à 300 euros de baisse par an dans leur portefeuille. Après une réforme qui a imposé 2 ans de plus, ils et elles ne peuvent pas encore être l’objet d’un tour de vis austéritaire.

Enfin, la CGT s’alarme sur l’absence de mesures concernant la prise en charge de nos ainé·es et de la petite enfance. Après les nombreux scandales ayant révélé un système de soin défaillant des groupes privés lucratifs, il est nécessaire d’investir pour la création d’un service public de la petite enfance et des personnes âgées.

Propositions de la CGT - Un autre budget et une vraie Sécurité sociale sont possibles

  • Investir massivement dans nos services publics et nos infrastructures pour préparer l’avenir. 
  • Mettre le budget au service d’un plan stratégique de réindustrialisation du pays. 
  • Mettre en place une réforme fiscale qui permettrait plus de justice fiscale avec notamment :
    • Le rétablissement des impôts pour les entreprises (impôt sur les sociétés et CVAE), 
    • Une taxation dissuasive des dividendes et des rachats d’actions, 
    • Le rétablissement de l'impôt sur la fortune, 
    • Une meilleure progressivité de l’Impôt sur le Revenu, 
    • La suppression de la TVA sur les produits de 1ʳᵉ nécessité, 
    • La lutte contre la fraude et l’évasion fiscale (90 milliards annuels), 
    • La conditionnalité des 175 milliards d’aides publiques annuelles aux entreprises,
    • L’élargissement de la taxe sur les activités polluantes pour inciter à la transition écologique. 
  • Concernant la Sécurité sociale : elle doit répondre intégralement aux besoins et les recettes doivent être assurées par des cotisations. 
  • Revoir les 80 milliards d’exonérations de cotisations sociales (augmentés de 20 milliards depuis l’arrivée d’Emmanuel Macron).
  • Abroger la réforme des retraites 

La CGT appelle les salarié.es à s’organiser en se syndiquant dans les entreprises et les services pour gagner des augmentations de salaire.