Ce blog s'adresse aux retraités et aux randonneurs des transports, à leurs amis. Il a également pour objet de les tenir informé sur divers points, la vie syndicale, les loisirs, les sorties etc...
samedi 9 janvier 2021
Un peu d’histoire du syndicat des TNL
lundi 4 janvier 2021
Dons aux associations : quelle réduction d'impôt ?

Lorsque vous faites un don à des associations ou organismes d'intérêt général , vous devez remplir certaines conditions pour pouvoir bénéficier d'une réduction d'impôt sur le revenu. Elles concernent notamment :
- la forme du don : versement d'une somme d'argent, don en nature (une œuvre d'art par exemple), versement de cotisations, abandon de revenus ou de produits (des droits d'auteur par exemple), frais engagés dans le cadre d'une activité bénévole ;
- les organismes bénéficiaires : but non lucratif, objet social et une gestion désintéressée, au profit d'un cercle large de personnes, pas de contrepartie.
Le calcul des cotisations diffère selon qu'il s'agit :
- d'un organisme d'intérêt général ou reconnu d'utilité publique : vous bénéficiez d'une réduction d'impôt égale à 66 % du total des versements dans la limite de 20 % du revenu imposable de votre foyer ;
- d'un organisme d'aide aux personnes en difficulté fournissant gratuitement des repas, des soins ou favorisant le logement ou d'un organisme d'aide aux victimes de violence domestique (accompagnement, relogement) : vous bénéficiez d'une réduction d'impôt égale à 75 % des versements retenus dans la limite d'un montant revalorisé chaque année. Pour les dons effectués en 2020 (déclarés en 2021), le plafond de 546 € est augmenté à 1 000 €.
Lorsque le montant des dons dépasse la limite de 20 % du revenu imposable, l'excédent est reporté sur les 5 années suivantes et ouvre droit à la réduction d'impôt dans les mêmes conditions. En cas de nouveaux versements au titre des années suivantes, les excédents reportés ouvrent droit à la réduction d'impôt avant les versements de l'année. Les excédents les plus anciens sont retenus en priorité.
Source : service-public.fr
Pour plus d'infos : Dons aux associations : quelle réduction d'impôt ?
samedi 2 janvier 2021
Une association peut-elle bénéficier des aides financières actuelles ?

Parmi les critères identifiés, il y a le fait d’être une entreprise et/ou d’exercer une activité économique. La question est de savoir si les textes font référence à la notion d’activité économique au sens européen, au sens fiscal ou encore au sens du code de commerce.
Par exemple, s’agissant du fonds de solidarité pour aider les petites entreprises, sont éligibles « les associations ayant une activité économique ». Le gouvernement rappelle donc que si vous êtes une association et que vous avez subi une perte importante de chiffre d’affaires ou une interdiction d’accueil du public, vous avez accès au fonds de solidarité.
Pour le ministère de l’Économie, « En tant qu'association ayant une activité lucrative, l'association est éligible si elle est assujettie aux impôts commerciaux ou emploie au moins un salarié. Toutefois, pour bénéficier du fonds, il convient également de ne pas avoir de dette fiscale impayée au 31 décembre 2019 à l'exception de celles bénéficiant d'un plan de règlement ».
À la lecture des précisions du gouvernement, il apparaît dans ce cas que la notion d’activité économique nécessite que l’association soit employeur ou qu’elle soit soumise aux impôts commerciaux. Ici, la notion d’activité économique est plus restrictive que celle relevant du code de commerce ou de la réglementation européenne sur les aides d’Etat, qui définissent l’activité économique au sens large et au regard desquels beaucoup d’associations sont considérées comme exerçant une activité économique.
Source : associationmodeemploi.fr
Pour plus d'infos : Que doit faire une association en difficulté financière ?
Voir aussi notre guide : Dissoudre une association 2020-2021
Articles sur le même sujet :
- Guide pratique de l'association
- Dissoudre une association
- Démission du dirigeant d'une association
- Révoquer un dirigeant d'association
- Obtenir une subvention publique
- Recevoir des dons
- Réussir l'assemblée générale de son association
- Organiser une loterie associative
- Organiser un spectacle ou un concert
- Organiser un évènement sportif
- Organiser une buvette
- Les dirigeants d'une association doivent-ils régler ses dettes ?
- Une association peut-elle bénéficier d'une procédure de conciliation ?
- Une association peut-elle bénéficier d'une procédure de sauvegarde ?
- Une association peut-elle bénéficier d'une procédure de redressement judiciaire ?
- Une association peut-elle bénéficier d'une procédure de liquidation judiciaire ?
- Quand peut-on dissoudre une association ?
- Dissolution d'une association : quelle procédure suivre ?
- Un dirigeant d'association peut-il démissionner ?
- Démission collective des dirigeants d'une association : comment réagir ?
- Comment révoquer le président (ou un autre dirigeant) d'une association ?
samedi 10 octobre 2020
Cumul emploi-retraite : comment ça marche ?

Dans la conjoncture actuelle, de nombreux salariés en fin de carrière envisagent le cumul emploi-retraite pour assurer le maintien de leur niveau de vie. Les indépendants peuvent aussi en bénéficier.
Comment cela fonctionne-t-il ? Quelles sont les conditions pour en bénéficier ?
Pour liquider ses droits à la retraite, il faut cesser de travailler, rompre son contrat. C’est le principe.
Mais en pratique, cela ne fait pas obstacle à ce que le salarié continue finalement à travailler et cumule ainsi le versement de la retraite (en tout ou partie) et le paiement d’un salaire.
Trois cas de figure sont possibles :
1. La retraite progressive
C’est la première version du cumul emploi-retraite. Par opposition au principe ci-avant exposé, le salarié n’a pas besoin de cesser son activité, de rompre son contrat. Il va continuer à travailler.
Cette formule consiste à liquider une pension provisoire, tout en poursuivant l’activité auprès de l’employeur. Mais attention, il doit s’agir d’une activité à temps partiel.
Ce dispositif ne concerne que les salariés dont la durée d’activité à temps partiel est décomptée en heures. En sont donc exclus les salariés au forfait-jours (Cass. 2e civ. 3 novembre 2016, n°15-26276).
Pour bénéficier de ce cumul emploi-retraite, il faut avoir 60 ans et justifier de 150 trimestres validés.
La fraction de pension de vieillesse versée varie en fonction de la durée du contrat à temps partiel.
Ce dispositif est prévu aux articles L.351-16, R.351-41 à -44 et D.351-15 du Code de la sécurité sociale.
2. Le cumul emploi-retraite total
Le salarié peut cumuler entièrement sa pension de retraite, avec une activité professionnelle.
Les conditions :
D’abord il doit avoir atteint l’âge d’ouverture des droits à la retraite (62 ans généralement) et justifier de la durée d’assurance nécessaire pour bénéficier d’une retraite à taux plein. Ou bien il doit avoir atteint l’âge à partir duquel il peut bénéficier automatiquement d’une retraite à taux plein (67 ans).
Ensuite il faut qu’il liquide tous ses régimes de retraite, auprès de la totalité des régimes (de base, complémentaire…).
En parallèle il faut qu’il rompe son contrat de travail. On parle bien d’une reprise d’activité, et non pas d’une continuité.
Enfin en toute logique, une fois la retraite liquidée, il faut conclure un nouveau contrat de travail.
La reprise d’activité pour le compte du dernier employeur est possible dès la date d’effet de la retraite. Il n’y a plus de délai de carence. (Circ. DSS 41 du 12 décembre 2017).
Attention toutefois, il est préférable de s’assurer au préalable que l’employeur ne changera pas d’avis et acceptera que le salarié reprenne son activité. Nous recommandons la signature d’une promesse d’embauche ou d’un contrat de travail avec effet différé.
NB : Le salarié s’acquittera de cotisations sociales dans le cadre de son nouveau contrat de travail, mais elles ne génèreront pas de droits supplémentaires à la retraite.
Le Code de sécurité sociale prévoit ce cumul emploi-retraite total aux articles L.161-22 et D.161-2-13 à -2-16-1.
3. Le cumul emploi-retraite partiel
Le salarié qui ne remplit pas les conditions de retraite à taux plein susvisées et/ou qui ne liquide pas l’ensemble de ses régimes de retraie, peut quand même reprendre une activité salariée et commencer à bénéficier de sa retraite.
Il doit liquider au moins une partie de ses régimes de retraite, et en parallèle rompre son contrat de travail. Lorsqu’il percevra sa retraite, il pourra reprendre une activité, sous certaines limites.
D’une part les revenus qu’il va tirer de son activité professionnelle vont être plafonnés. Ajoutés aux pensions de retraite qu’il va percevoir, ils ne devront pas dépasser :
- la moyenne mensuelle des salaires de ses 3 derniers mois d’activité,
- ou si ce plafond lui est plus favorable, 160% du SMIC horaire.
En cas de dépassement de ce plafond, le salarié en informe les caisses de retraite, et les pensions versées seront réduites à concurrence du dépassement du plafond. Leur versement peut même être totalement suspendu.
D’autre part la reprise d’activité chez le même employeur ne peut se faire que 6 mois après la date d’effet de la retraite. Il s’agit d’un délai de carence. A défaut le paiement des pensions de retraite est suspendu.
Le Code de sécurité sociale prévoit ce cumul emploi-retraite partiel aux articles L.161-22, D.161-2-6 et suivants.
Par dérogation aux principes de cumul emploi-retraite ci-avant exposés, certains salariés n’ont pas à rompre leur contrat pour liquider leur retraite et peuvent poursuivre leur activité. Il s’agit notamment des activités artistiques, littéraires, des personnes chargées de garde d’enfant etc. (Article L.161-22 du Code de la sécurité sociale).
